La Nike Pegasus est la chaussure running la plus vendue au monde depuis des décennies — et pas par hasard. Elle représente l'équilibre parfait entre polyvalence, confort accessible et tarif raisonnable. La version 41 marque une évolution notoire avec l'introduction d'une couche de ZoomX (la mousse des Vaporfly) sur l'avant-pied, en plus du React habituel à l'arrière. 700 km plus tard, voici ce que j'en retiens dans notre section tests running.
Fiche technique
- Poids : 268 g (femme T39) / 290 g (homme T42)
- Drop : 10 mm (talon 31 mm, avant-pied 21 mm)
- Mousse : ZoomX avant-pied + React talon (bicouche)
- Tige : Nike Air mesh ingénié avec zones de soutien structurées
- Semelle extérieure : gomme Nike rubber durable avec géométrie herringbone
- Prix indicatif : 130-150 € (neuf) / 80-100 € (modèle N-1 en solde)
La grande nouveauté : le ZoomX partiel
La Pegasus 41 introduit une couche de mousse ZoomX (PEBA, la même que dans les Vaporfly) sur l'avant-pied, en complément du React habituel sous le talon. En pratique, ça change vraiment quelque chose à l'attaque et à la propulsion — on sent une légère accélération de rebond au déposer de l'avant-pied qui était absente dans la Pegasus 40.
Attention : la quantité de ZoomX est limitée — on est loin des 100 % ZoomX de la Vaporfly ou de la Alphafly. La Pegasus 41 reste une chaussure de confort et de polyvalence, pas une chaussure de performance. Mais le gain de réactivité est réel sur les allures tempo (autour de 5'00"/km).
Les 400 premiers kilomètres : la polyvalence confirmée
Sur cette période, j'ai utilisé la Pegasus 41 pour tout : sorties lentes d'endurance fondamentale (90-130 bpm), sorties tempo à allure marathon, quelques séances de fractionné courts. Elle s'en sort bien partout — sans être la meilleure dans aucun domaine spécifique, mais sans jamais être en dessous du niveau attendu non plus. C'est ça, la force de la Pegasus.
La tige est bien ajustée pour mes pieds légèrement larges — sans pincement aux orteils, avec un maintien latéral correct qui réduit les micro-glissements sur les changements de direction légers. L'accueil de la cheville est confortable sans être trop mou.
De 400 à 700 km : durabilité et usure
La gomme extérieure Nike tient bien sur asphalte — légèrement mieux que sur les Nike React précédentes. À 700 km, la zone talon est marquée mais encore fonctionnelle. L'avant-pied latéral (zone d'impact en foulée supinatrice légère) montre une usure normale. La mousse ZoomX partielle semble avoir perdu un peu de son pep initial, mais la différence reste subtile.
Points forts et limites
- Points forts : polyvalence maximale (toutes les séances avec une seule paire), ZoomX avant-pied qui apporte un gain sensible sur les allures tempo, tige confortable et bien construite, disponibilité et coloris en permanence
- Limites : drop 10 mm élevé si vous cherchez à modifier votre foulée, pas la meilleure sur longue distance (la Nimbus gagne ici), assez lourde pour les séances de fractionné (la Kinvara ou l'Endorphin Speed sont mieux adaptées)
- Idéale pour : coureurs qui veulent une seule paire pour tout faire, préparation 5-10 km, entraînement quotidien polyvalent
- Moins adaptée pour : ultra-distance, fractionné intensif, coureurs qui recherchent un drop inférieur à 8 mm
La Pegasus 41 est une excellente première chaussure running ou un bon choix de paire de travail quotidien. Si vous cherchez à affiner votre rotation, regardez la Pegasus pour les sorties "milieu" et la Asics Nimbus 26 pour les longues, la Saucony Endorphin Speed pour les rapides.
Pour aller plus loin
- Test Asics Gel-Nimbus 26 — pour les longues distances et l'amorti maximaliste
- Test Saucony Endorphin Speed — pour les séances rapides
- Comparatif meilleures chaussures running — la Pegasus dans le classement global
- Comment choisir ses chaussures running — les critères pour affiner son choix
- Les erreurs du débutant — dont le choix de la mauvaise chaussure
La Pegasus 41 est-elle mieux que la 40 ?
Sur le ressenti, oui — le ZoomX partiel avant-pied apporte une réactivité supplémentaire perceptible sur les allures moyennes à rapides. La tige a aussi été revue avec un mesh plus respirant. Si vous avez une 40 en bon état, attendez la 42 pour renouveler. Si vous achetez neuf, la 41 est nettement préférable à la 40.
La Pegasus 41 convient-elle à la pronation ?
Elle est conçue pour les foulées neutres ou légèrement pronatrices. Pour une surpronation marquée, Nike recommande plutôt la Vomero ou la Structure 25 (chaussure de stabilité). Si vous n'avez jamais fait analyser votre foulée, faites-le avant d'investir dans une paire spécifique.
Peut-on faire un marathon avec des Pegasus 41 ?
Oui, sans problème si vous y êtes habitué à l'entraînement. La Pegasus est conçue pour la distance. Elle ne vous donnera pas la propulsion d'une Vaporfly ou Endorphin Pro, mais elle vous amènera confortablement à l'arrivée. De nombreux coureurs finissent des marathons en 3h30-4h avec des Pegasus — c'est une chaussure rassurante pour les objectifs intermédiaires.